L’Ontario investit 345 millions $ pour intensifier la lutte contre la traite de personnes
- Francis Tremblay
- 24 avr.
- 2 min de lecture

Le gouvernement de Ontario annonce un investissement majeur de 345 millions de dollars afin de renouveler et renforcer sa Stratégie de lutte contre la traite de personnes (AHTS), la plus importante du genre au pays. Cette initiative vise à protéger les jeunes et les communautés vulnérables tout en intensifiant les actions contre l’exploitation sexuelle.

Depuis son lancement en 2020, la stratégie a permis de former plus de 1 000 intervenants de première ligne et d’aider des dizaines de milliers de survivants, dont plusieurs enfants à risque ou victimes de traite. Ces efforts ont également mené à des centaines d’arrestations et d’accusations criminelles.
Dans cette nouvelle phase, la province officialise la création d’une unité spécialisée CARE (Children at Risk of Exploitation) à Kenora, une région jugée à risque en raison de sa localisation stratégique et de son achalandage touristique. Cette unité regroupera travailleurs de la protection de la jeunesse, policiers et partenaires autochtones afin d’identifier les jeunes vulnérables, intervenir rapidement et soutenir les enquêtes.
Le ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, Michael Parsa, souligne que cette relance survient à un moment crucial :
« Il est plus important que jamais de protéger les enfants, soutenir les survivants et tenir les responsables criminels imputables. »
La stratégie renouvelée repose sur quatre piliers : prévention, protection des victimes, soutien aux survivants et responsabilisation des contrevenants. Elle s’appuie notamment sur les unités CARE déjà en place à Toronto et dans la région de Durham, qui accompagnent plus de 200 jeunes chaque année.
Un financement additionnel de 6 millions de dollars sur trois ans est également prévu pour soutenir l’unité de Kenora, incluant la création d’un centre d’hébergement spécialisé et l’ajout de ressources dédiées à l’accompagnement des jeunes en transition.
Selon Greg Rickford, cette initiative répond directement aux besoins exprimés dans le nord-ouest ontarien, en offrant des services adaptés et sensibles aux traumatismes.
Les autorités rappellent que la traite sexuelle demeure la forme la plus répandue au Canada, avec un âge moyen de recrutement d’environ 13 ans, un constat alarmant qui justifie l’ampleur de cet investissement.






















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