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Central Transport visée par une poursuite: des camionneuses expérimentées auraient été écartées pendant près de 10 ans

  • Francis Tremblay
  • il y a 2 minutes
  • 2 min de lecture

Une importante cause judiciaire secoue actuellement l’industrie du camionnage aux États-Unis. La Equal Employment Opportunity Commission (EEOC) poursuit Central Transport, LLC, alléguant que l’entreprise aurait refusé, pendant plusieurs années, d’embaucher des femmes pour des postes de conductrices de camion, et ce, dans plusieurs terminaux à travers le pays.


Selon la poursuite déposée le 31 mars, des candidates cumulant parfois 15, 20 et même 21 années d’expérience auraient vu leur candidature rejetée, ignorée ou découragée, alors que d la es hommes ayant beaucoup moins d’expérience auraient, eux, été embauchés.


Le dossier met notamment en lumière la situation de deux femmes au terminal de Phoenix. Maquater Hamilton, qui possédait environ 15 ans d’expérience, n’aurait jamais obtenu d’entrevue après avoir soumis sa candidature. Cassandra Coleman, qui comptait environ 21 ans derrière le volant, aurait quant à elle été découragée de remplir une demande, un employé lui ayant laissé entendre que cela ne servirait à rien.


Mais selon l’EEOC, les allégations ne s’arrêtent pas à l’Arizona. Des situations semblables auraient aussi été observées dans plusieurs autres terminaux, notamment à Detroit, Chicago, Memphis, Atlanta et dans d’autres villes américaines. Dans un cas cité dans la poursuite, un gestionnaire aurait même affirmé à une candidate qu’il n’était « pas autorisé à embaucher des femmes ».


L’organisme fédéral soulève aussi des questions sur la gestion interne des dossiers d’embauche. Des milliers de candidatures papier datant de 2015 et 2016 n’auraient pas été remises aux enquêteurs, et certaines notes d’entrevue n’auraient pas été fournies.


L’EEOC demande maintenant au tribunal d’imposer des changements majeurs dans les pratiques d’embauche de Central Transport, en plus de réclamer des compensations financières. Un procès devant jury a également été demandé.


Pour l’instant, aucune décision n’a été rendue sur le fond du dossier. Les allégations n’ont pas encore été tranchées par le tribunal, et Central Transport n’avait pas répondu officiellement au moment du dépôt de la poursuite.


Cette affaire relance une fois de plus le débat sur la place des femmes dans l’industrie du transport, à un moment où plusieurs entreprises affirment vouloir élargir leur bassin de recrutement et attirer davantage de talents dans leurs rangs.


 
 
 

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